Dans notre région tempérée, les essences autochtones et les provenances locales sont adaptées et subissent peu de dégâts. Les mécanismes physiologiques comme la chute des feuilles chez les feuillus, la descente de sève et la vidange de l’eau des cellules à l’automne, la transformation de certaines réserves glucidiques en chaines courtes moins sensibles, les cuticules épaisses des aiguilles… sont autant de processus qui permettent aux arbres de bien résister aux baisses de températures en hiver.
Cependant, attention aux grands froids !
On parle de grands froids lorsque la température descend au-dessous de -20°C de façon durable (une semaine et plus).
Ainsi certains grands froids ont provoqués des dommages qui sont restés dans la mémoire des forestiers locaux : éradications successives des Pins maritime (Pinus pinaster) de provenance portugaise en février 1956 puis en février 1985 ! Lors de ce dernier épisode les Eucalyptus plantés furent aussi totalement éliminés.
En outre, les tensions mécaniques à l’intérieur du tronc engendrées lors de ces grands froids peuvent entrainer une fissuration radiale nommée gélivure. Ainsi certains chênes, en particulier le Chêne sessile (Quercus rubra), y sont particulièrement sensibles. Le tronc cicatrise avec la formation d’un bourrelet cicatriciel qui cache très souvent une altération interne du bois.
Le Hêtre commun (Fagus sylvatica) essence du montagnard pyrénéen atlantique est assez résistant en conditions de pluviométrie et surtout de très forte humidité atmosphérique.
Le Sapin pectiné (Abies alba) en étage montagnard pyrénéen résiste jusqu’à -30°C .
A savoir : certaines essences résineuses du genre Epicéa (Picea abies, P.obovata…), Mélèze ( Larix decidua, L.Laricina…) et Pin ( Pinus sylvestris, P.uncinata, …) sont très résistantes à des températures jusqu’à -40°C leur permettant de coloniser les étages subalpins de nos montagnes ainsi que la zone boréale!






