Bazas : les jeunes du lycée agricole assemblent 200 pièces pour créer un superbe vitrail

Les élèves de seconde pro du lycée agricole et forestier de Bazas (Gironde) présentent le vitrail, le fruit d’un travail de longue haleine. (©Le Républicain)

Article Le Républicain publié le 07/07/2019 par Margot Delpech

Une belle réalisation à Bazas (Gironde). Une classe de seconde professionnelle du lycée agricole et forestier a fabriqué un vitrail à partir de matériel de récupération, avec l’aide de Fabrice Laval, maître verrier. 

200 pièces de verre assemblées

200 pièces de verre assemblées pour un seul et unique vitrail. Un gros travail accompli par les jeunes du lycée agricole et forestier de Bazas.

En début d’année, c’est un projet qui paraît fou et flou pour ces lycéens. « On n’était pas tous très partants, confie Nolane, 15 ans. On n’arrivait pas à se projeter, on ne savait pas ce que cela donnerait. »

Guidés par Fabrice Laval, maître verrier, ils ont échangé ensemble sur chacune des étapes de la création. D’abord, la découpe de verre à travers des ateliers où il fallait être très minutieux, puis de fil en aiguille, la peinture, le masticage et la pose dans l’édifice se sont enchaînés. 

« Nous ne sommes pas une classe de flemmards »

Autour du projet, les jeunes gens ont mené plusieurs actions pour comprendre pourquoi il était important de lutter contre le gaspillage alimentaire. D’un côté, les Sud-Girondins ont étudié les comportements humains pendant les heures de repas, et de l’autre, ils ont été sensibilisés par la diffusion de films tels que Discount, où ils ont pu débattre, au sujet d’une épicerie solidaire. De fait, ils comprennent rapidement tout l’enjeu de redonner vie à des objets ou matières abandonnés.

Anaïs, une des participantes, explique : « C’est en découvrant le travail de Fabrice Laval que l’on a compris la démarche de créer et récupérer. Par exemple, il réutilise des portes de 2 CV et les transforme en vitraux. Il détourne complètement le vitrail traditionnel que l’on peut trouver dans les églises ou autres monuments. On a suivi le même type de création. Nous avons récupéré des matériaux délaissés pour confectionner notre propre vitrail ».

Nolane, une autre élève, ajoute : « On s’est bien entendu avec l’intervenant, on a compris sa démarche par nos différentes actions et ses explications. C’est pour cela qu’il y a un tel rendu aujourd’hui… Mais aussi parce que nous ne sommes pas une classe de flemmards ! »

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